samedi 31 janvier 2015

Bulletin météorologique du coin...


L'épisode pluvio-neigeux-grélo-venteux-orageux...


La météo en pays béarnais est un vrai sac à embrouilles... tu regardes par la fenêtre il pleut, tu vas te servir un verre et tu reviens il neige... tu pars faire un tour au petit coin et tu reviens il pleut averse avec des rafales de vent, soit. Tu fais un brin de rangement en écoutant un bon jazz en fond sonore (si si ça détend!), tu reviens à la fenêtre il fait lumineux mais vite fait -j'ai dit LU-MI-NEUX ça ne veut pas dire que les nuages se sont barrés...- tu décides que tu vas en profiter pour aller faire un tour histoire de profiter de cette accalmie, le temps d'enfiler tes chaussures, il se met à grêler... dommage l'intension y était... je sens que cette région est faite pour moi!

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mercredi 28 janvier 2015

Nouvelle vie mais toujours photographe!

Il parait qu'on a plusieurs vies dans notre vie, allez savoir!

Moi je suis toujours photographe et artiste (pour l'instant!). Même si les temps sont extrêmement durs et que je ne sais pas vraiment ce qu'il se passe pour nous les photographes de mariage, je m'accroche à l'idée de signer toujours plus de contrats pour mettre en mémoire la vie des gens heureux... c'est vraiment sympa d'avoir cet honneur de partager la vie des mariés durant quelques heures. D'être intime et de leur faire ce cadeau de pouvoir toujours compter sur les images pour qu'ils puissent se rappeler des merveilleux moments partagés... mais il faut avouer que cette année est un peu spéciale, pourquoi les couples rechignent-ils à signer, à s'engager avec les prestataires que nous sommes? pas de budget à nous consacrer? les copains photographes toujours plus nombreux à  se proposer pour immortaliser la cérémonie (c'est risqué mais si cela suffit ...), les concurrents et collègues toujours plus concurrentiels ? les wedding blogs auraient-ils aussi trop investi la sphère avec leurs innombrables idées ... c'est vraiment bizarre...
J'ai eu un gros problème de site internet et je croyais que c’était cette longue re-mise en place qui ne me favorisait guère les affaires, mais il faut croire que pour mes collègues c'est pareil, et c'est assez déstabilisant et flippant.
Quoi qu'il en soit, je suis sur le qui-vive!



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dimanche 25 janvier 2015

Papa, t’es là ? par Elsa Wolinski


« Papa, t’es là ? Tu m’entends ?
Si t’es là, fais-moi signe... Envoie-moi un dessin.
Bon, ben, tu m’entends pas, je m’en doutais un peu.
Depuis que t’es mort, je me dis que tu dois enfin savoir si Dieu existe.
Tout le monde t’imagine dans le ciel, avec des filles à poil, en train de te marrer. Mais, moi, je sais ce que tu fais. T’as dû demander un stylo pour te dessiner une table, des feuilles et une lampe. Et puis, maintenant, tu te dessines un double de maman pour qu’elle soit avec toi, même là-haut. Ah, et puis tu t’es fait un lit pour ta sieste. C’est sacré, la sieste chez Wolinski.
Tu sais, je dors dans ton lit. J’ai d’ailleurs dû asperger ta chambre de mon parfum, ça sentait trop toi. C’est bizarre de me coucher à ta place. Mais je suis bien avec toi, là, dans tes draps. Maman t’avait offert un pantalon, t’as pas eu le temps de le mettre. Au fait, papa, j’en profite, est-ce que je peux te piquer tes pulls en cachemire ?
Papa, le journal ELLE m’a demandé de t’écrire une lettre, mais j’ai pas le temps. Le téléphone n’arrête pas de sonner, et je dois m’occuper de maman. Tu sais, elle s’en sort bien. Elle est très belle, comme à son habitude. Mes sœurs sont là aussi. On se serre les coudes. Et puis, on a des rendez-vous bizarres au 36, quai des Orfèvres pour récupérer tes affaires. J’avais l’impression d’être dans nos fameux polars qu’on aimait tant tous les deux. Et puis, aux pompes funèbres, pour te choisir une urne et un bout de terrain. On n’y pense pas, mais c’est plus difficile de choisir une urne qu’une paire de chaussures Prada. J’aimerais bien garder l’urne avec moi, je te baladerais dans mon sac, je te mettrais à côté de mon lit.
Papa, je me pose la question. Est-ce que t’as souffert ? Parce que c’est ça qui m’angoisse, tu sais. J’ai peur que t’aies eu peur, j’ai peur que t’aies eu mal. Mais ils ne t’ont touché qu’à la poitrine, alors, les bobos, on les voit pas.
T’es beau, tu sais, avec ce drap blanc qui t’enveloppe. T’as même l’air heureux. J’ose pas trop m’approcher, tu m’en veux pas ?
Je voudrais être capable de t’embrasser pour la dernière fois, mais j’y arrive pas. J’ai demandé à la dame de l’Institut médico-légal si on pouvait t’empailler mais elle m’a dit que c’était pas possible.
Papa, on dirait que tu dors.
Mais tu dors pas, t’es mort.
Pour dehors, Wolinski est vivant.
Mais, pour moi, t’es plus là.
Elsa a perdu son papa. »

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