jeudi 26 février 2015

Une certaine idée de soi...


Porter et partager un regard sur soi-même à travers la photo est un exercice introspectif. 



On peut jouer beaucoup en se photographiant mais finalement, se représenter c'est se découvrir, s'interroger, chercher quelque chose... c'est en cela que l'autoportrait trahira forcément par un détail —  un regard, une allure, une ombre, des couleurs, des objets, un assemblage, un infime signe, ce petit hasard qui ouvre un hors-champ, un au-delà de ce que la photo donne à voir — la personnalité de l'auteur, qu'il l'ait voulu ou non. 




Finalement faire son autoportrait c'est se mettre à nu, s'exposer. S'exposer comme comme on se met au soleil, à la lumière du regard de l'autre.



 Je vous laisse méditer.

@+


vendredi 20 février 2015

En route vers Canggu!


Canggu est un village côtier à 10km au nord de l'agitation de Kuta.
Je ne dirais pas que c'est la Mecque du surf, mais l'atmosphère le long de cette immense plage quasi sauvage à perte de vue, donne un sentiment de liberté à tout ceux qui recherchent un peu de ressourcement, d'apaisement.
Echo Beach est le principal spot de surf à Canggu. Les vagues sont apparemment bonnes et ne sont pas aussi ostentatoires que celles des autres grands sites connus de Bali. Les gens semblent être attirés par Canggu, pour cette tranquillité des lieux. 
La nuit, les rives de la plage Echo accueillent des barbecues avec des tables de pique-nique des bougies de la bière et le son des vagues en fond sonore. Il n'y a pas de boîte de nuit là-bas et les bars ne sont pas ouverts tard. De quoi se ressourcer profondément et aller à l'essentiel.











Bon week-end à tous!

@+

jeudi 19 février 2015

Le World Press Photo 2015


Vous saviez que le World Press Photo est une organisation indépendante à but non lucratif basée à Amsterdam aux Pays-Bas. Elle a été créé en 1955. Le bureau d’Amsterdam opère en tant que plateforme d’un réseau de professionnels dans le monde entier : un réseau qui permet d’organiser le concours, des expositions ... et bien oui.

C'est le plus prestigieux concours de photojournalisme dans le monde. Le premier prix du "World Press Photo 2015" a été décerné au Danois Mads Nissen. Son image, prise à Saint-Pétersbourg, montre un jeune couple homosexuel dans son intimité. Elle a été réalisée dans le cadre d'un sujet consacré aux discriminations faites aux homosexuels en Russie.


C'est rarement la subtilité qui caractérise ce concours, on y prime plutôt les effets spectaculaires, les sentiments exacerbés (douleur, tristesse), les actions fortes (bombardements, tueries, torture), l’hémoglobine… Cette année, comme pour répondre aux reproches faits depuis longtemps à cette imagerie répétitive et souvent pleine de clichés, le concours a choisi de récompenser une photo sans action marquante, ni scène tragique. 

Les photographies choisies permettent de retracer les moments forts de l'année 2014 : les manifestations anti-gouvernementales à Istanbul, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la finale de coupe du monde de football au Brésil, le tournoi de Wimbledon, le manque d'emploi en Belgique…

Le concours traite également des situations de la vie quotidienne. C'est le cas de l'image gagnante: prise à Saint-Pétersbourg, elle montre un jeune couple homosexuel dans son intimité. Les poses, le clair-obscur et le décor (le drapé d'un rideau) font bien plus référence à la peinture hollandaise qu'à la photo de guerre. Les faits traités sont bien tragiques – la discrimination et la violence contre les homosexuels en Russie mais ils sont illustrés par une image de tendresse et d’affection.

"L'image gagnante, pour avoir un impact, doit avoir le potentiel de devenir emblématique. Cette photo est esthétiquement puissante. Elle a une humanité. C'est une image très très subtile", a commenté la présidente du jury Michelle McNally, rédactrice en chef adjointe du New York Times. "Limage gagnante montre ce qu'un photographe professionnel peut faire dans une situation de la vie quotidienne", a réagi pour sa part Pamela Chen, directrice éditorial d'Instagram et membre du jury.
Une photo qui montre non seulement le quotidien, mais qui a été prise dans un pays proche, pas sur le terrain d’une guerre lointaine. « C'est une chose qui manque souvent dans le photojournalisme, on a toujours l'impression qu'il faut chercherl'exotique », a commenté Donald Weber, autre membre du jury. Patrick Baz, de l’Agence France Presse, qui a également participé au jury, a insisté sur Twitter: « Ce prix parle d’amour et de haine, de paix et de guerre, et on n’a pas besoin de sang et de destructions pour décrire ça. »
Mais le prix retrace d'autres histoires plus ou moins banales : le marché des chevaux dans la province du Sichuan en Chine, Laurinda qui doit attendre son bus dans un quartier défavorisé d'Australie, la découverte d'un village réservé aux délinquants sexuels aux Etats-Unis, un singe en train de s'entraîner pour un numéro de cirque…

D'autres interrogations ont été soulevé au concours: la manipulation des images.
Le directeur général du World Press Photo, Lars Boering, a déclaré dans un communiqué : « Cette année, le jury a été très déçu de découvrir avec quelle légèreté les photographes ont traité leurs fichiers soumis à la compétition. Quand un élément a été ajouté ou retranché de l’image, cela nous a conduits à rejeter l’image en question. (...) Il semble que certains photographes ne peuvent résister à la tentation de rehausser leurs images soit en enlevant de petits détails pour nettoyer une image ou parfois à changer la tonalité de façon excessive, ce qui constitue un changement réel de l’image. Ces deux types de retouches compromettent l’intégrité de l’image. »
Les retouches ont particulièrement affecté la section « sports », au point que le jury a renoncé à décerner le troisième prix de la catégorie « stories », faute de candidat « propre »

Patrick Baz, photographe réputé pour sa couverture des guerres, en particulier au Proche et Moyen-Orient, et membre du jury du World Press cette année, pense que manipuler une image, c’est mentir. C’est surtout dire : « Ce n’est pas ce que mon œil a vu mais c’est ce que j’aurais aimé que mon œil voie. » "Il n’existe pas à mes yeux des manipulations mineures ou majeures. Les photographes qui utilisent ces méthodes pour gagner des prix doivent être sanctionnés.
C’est comme dans les compétitions sportives. Quand un athlète est dopé, il est éliminé de la compétition, voire banni."

Art versus journalisme
"Doit-on bannir des confrères ? Pourquoi pas. Car c’est la profession qui perd sa crédibilité.
La photo est un art très subjectif mais dans photojournalisme, il y a aussi le mot journalisme qui doit prédominer.
Dans ce métier, nous avons besoin de nos dix commandements car si nous ne traçons pas une ligne rouge, l’art prendra le dessus sur le journalisme." (C'est pas faux!!! les photojournalistes ne font pas de la photographie plasticienne, mais là clairement à propos de la photographie de Mads Nissen, certes il n’y a peut-être pas eu de modification de l’image en elle-même mais quid de ce qui a été pris en photo, de l’éclairage, du cadrage, etc. ? Est-ce-que si le photographe n’avait pas été là le couple aurait eu cette position, l’éclairage aurait-il été le même, etc. ? même si on ne parlera pas de mise en scène, ici le(s) sujet(s) aurai(en)t pu être manipulé(s)...)
« Chasseurs de prix »
"Je suis triste de voir que notre profession a été ternie par des « chasseurs de prix » qui utilisent le mensonge pour décrocher la reconnaissance, et compromettent ainsi l’essence même du photojournalisme.
Certains d’entre eux n’ont pas besoin de « travailler » leurs images pour gagner, et il est choquant de voir ce qu’ils ont fait. Pour cette raison, le public remet en question la crédibilité même de notre métier.
Je ne suis pas le seul à risquer ma vie ; je pense à nos aînés et à ceux qui nous ont montré la voie, comme Robert Capa, Eugène Smith ou Don McCullin, pour n’en citer que quelques-uns. Et je me demande quelle aurait été leur réaction..."

La seule façon de faire une photographie objective serait de faire une photographie volée, où les acteurs de la photographie ne savent pas qu’ils sont photographiés...

La photographie est un éternel sujet de débat!

@+



Selamat! Bali


Quand t’arrives à Bali, c'est un peu comme la bouffée d'air chaude humide et réconfortante que tu attendais depuis longtemps.
Tu te fais plein d'idées à propos de l'île avant d'y aller, mais quand tu y es, c'est comme une évidence.
Plages à vagues, jungles luxuriantes, rizières en terrasse... la célèbre île de l'Archipel Indonésien rassemble tous les éléments pour des vacances réussies. Finalement, c'est comme dans tes pensées, la vie à Bali est plutôt cool... 
Pour une première journée, on s'est pas trop foulé nous, on s'est baladé un peu près de l'hôtel, on s'est arrêté grignoter un coup à notre QG le Smiling Frog Bali (on vous le conseille vivement, la cuisine est simple mais au top!), on s'est hydraté avec des potions locales on a squatté le sable et on a tranquillement maté les surfers en attendant le couché du soleil qui apparemment est une des nombreuses choses à ne ma rater...
















Sur ces belles images de playa del sol, je vous laisse vous évader un peu...

@+


lundi 16 février 2015

Une subite envie de liberté !




En ce moment, je me sens étouffée, ai besoin d'air!!!

Le monde se déchaine, la violence devient de plus en plus présente et de plus en plus insoutenable, des gens au nom de beaucoup de choses s'inspirent beaucoup trop et mal, les plus faibles continuent gentiment de se faire exploiter, violer, massacrer, entuber, endoctriner... les plus forts ont trouvé leurs crédo et s'y engouffrent facilement et sans trop d'état d’âme. Les autres font comme ils peuvent - ils se croisent, échangent et brassent beaucoup d'air, du coup l’atmosphère devient pesante et lourde: ça bouille, pas bon pour les ours polaires tout ça... BREF
Nous les hommes sommes doués d'intelligence, d'une capacité de raisonnement inégalée, de conscience... un mauvais choix et une interprétation abusive et voilà où nous en sommes, tout ce gâchis me file le bourdon.
Quand on regarde les infos on a envie d'une seule chose: c'est de devenir un agitateur de bonnes ondes voir prestidigitateur! (tout ça bien sûr après s'être calmé puis avoir repris ses esprits, et être passé par le stade révolutionnaire- anarchique- sauveur de l'humanité- dépressif- schizophrène... mais calmes-toi donc Indiana Jones car même si ton adrénaline est limite de te faire péter une durite tellement- t'as- jamais- été- aussi- prêt- à- sauver- la- planète ! et ben tu peux rien contre les pires turpitudes dont font preuves certains hommes...- vas donc expliquer à un poisson comment nager! )

J'ai un coup de blase, veuillez m'excuser.

Je crois que je suis nostalgique d'une époque où rien ne te préoccupait plus que de te lever le matin pour aller voir tes copains d'école et dans la foulée essayer de faire le super coup foireux du siècle!

À bon entendeur...

dimanche 15 février 2015

My loverman !


"Quand je ne dis rien, c'est très bon signe : ça veut dire que je suis intimidé. Quand je suis intimidé, c'est très bon signe : ça veut dire que je suis troublé. Quand je suis troublé, c'est très bon signe : ça veut dire que je tombe amoureux. Et quand je tombe amoureux, c'est très mauvais signe."
Frédéric Beigbeder



@+

samedi 14 février 2015

Happy happy love day!



" Un des plus grands bonheurs de cette vie, c'est l'amitié: et l'un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir à qui confier ses secrets."
Alessandro Manzoni 





"La science a peut-être perdu une brillante biologiste, mais la photographie, elle, aura gagné une nouvelle étoile au firmament des chasseurs d’images.
Abandonnées les études microscope à l’œil, pour deux ans de formation et l’obtention haut la main d’un bac professionnel de photographie pour observer la vie, mais autrement.
Mais on ne l’attend pas et le métier offre peu de débouchés, sauf dans une spécialité très saisonnière : les mariages.

Un ou deux reportages tests pour des amis, l’achat d’un matériel plus performant, une volonté et une opiniâtreté à toute épreuve ont fait le reste.
Et Alice n’a pas peur ! Sans droit à l’erreur, les mariages s’enchaînent aux quatre coins de l’hexagone avec la post production à temps complet pour satisfaire des mariés impatients de découvrir les images d’une journée inoubliable.

Mariages et mariés sont tous différents, mais le but est le même : garder de ces moments exceptionnels, uniques, des images vivantes, naturelles, insolites, surprenantes même, sans toutefois déroger à la tradition liée aux rites, aux codes, aux convenances et là, Alice sait faire !

Nul panégyrique ici, simplement les propos d’un ami qui a découvert son humanité, sa technique éprouvée et sa sensibilité artistique, alter ego qu’il n’avait pas encore, à 70 ans, rencontré en photographie.

Éclectique aussi dans ses choix, ses goûts, ses recherches, en couleurs, mais aussi en de somptueux noirs et blancs dont elle est une nostalgique : les petits chiens à mémères, la tranche de kiwi en majesté comme la modeste fleur de pissenlit, les portraits bien léchés, les scènes à l’arraché, les petits lézards malicieux de son jardin, tableaux ordinaires voire minuscules de la vie, « peints » avec la lumière, mais aussi et surtout avec son cœur."

A.D.

Merci Alain!!!


Je vous souhaite une merveilleuse journée remplie d'amour tiens!

@+

Le Baiser par Thibault Stipal



Un baiser c'est magique, c'est doux, c'est charnel, c'est sensuel, électrique, excitant, c'est intime et c'est simple :
"le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout" Guy de Maupassant.
Au delà de ça, le baiser dont je parle est Amour. L'Amour c'est la vie, L'Amour c'est ce que l'Humanité a de plus beau, ce qui peut sauver et aujourd'hui je crois qu'on en a besoin plus que jamais car il est le remède contre la morosité et la superficialité :
"when the power of love overcomes the love of power, the world will know peace" John Lennon.
L'Amour il n'y a rien d'aussi lourd de sens et d'aussi profond qui ne rende aussi léger.
A mon amour.
Thibault Stipal, Paris 2013























Tes baisers
Il y eut le premier. Frissonnant et fougueux.
Puis les nocturnes, indisciplinés et libres, les enivrés, impatients et un peu gauches, les matinaux, timides et tendres. J’ai aimé tes virtuels mais aussi tes jaloux, tes impétueux et tes révoltés. Il y a aussi ceux que je t’ai réclamés, ceux que tu as oubliés et les inachevés. J’ai aimé aussi les bruyants qui nous font rire et aussi les élégants, qui renversent, saisissent le cœur et brûlent le sang. J’ai été émue par les tristes sur mes larmes, les passionnés sur ma sueur et les furtifs de 8H45. J’ai attendu ceux de la réconciliation et devancé ceux des déclarations. J’ai dégusté les parfumés, les salés, et les mouillés aussi. Je n’oublierai jamais ceux qui m’ont caressée, rassurée, transportée. Ils me font tous vibrer, pas seulement les audacieux et les exaltés, mais aussi les plus simples, du quotidien, les silencieux qui me parlent du bout des lèvres. Et puis il y a mon préféré : l’amoureux, qui vibre en chacun d’eux.
Amandine, Paris 2014

@+